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Maître Luthier

 
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PostPosted: Sun 15 Sep - 06:05 (2013)    Post subject: Maître Luthier Reply with quote

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Source : http://www.savarez.fr/historique-lutherie-schmitt.html

K 2 Présente

Petit historique de la Lutherie et de la SonoritéPar Jean-Frédéric SCHMITT
Brahms en a rêvé, les Musicades l'ont fait !

Pour la première fois, autour du magnifique Stradivarius de Joachim, ami intime du compositeur, cinq instruments choisis de la grande lutherie italienne se sont unit pour fair erevivre, sous les doigts de prestigieux chambristes, la splendeur des deux sextuors de Brahms.

Allemagne, Italie, Génie du Nord, Génie du Sud...

Le choix des musicades 2006 est de montrer à quel point l'union de la Musique avec la sonorité est un mariage d'amour heureux. Ce que nous avons entendu le 12 mai [2006] à Lyon, salle Molière, c'etait la rencontre historique entre un compositeur, ses interprètes et un idéal sonore recherché depuis bientôt cinq siècles :

Mais en quoi était-ce un concert historique ?
1. Les instruments à cordes : une famille créée en 1540
Entre 1500 et 1550, l’esprit pragmatique des hommes de la Renaissance les incite à faire jouer sur des instruments à cordes frottées les parties traditionnellement chantées.
On voit ainsi apparaître vers 1540 un quatuor d'instruments en parfaite adéquation avec le quatuor vocal, à savoir :

un violon (soprano), un alto, un ténor, un violoncelle (basse).
Après la création de ce quatuor, aucune musique n’ayant été écrite spécifiquement pour lui, la basse trouve sa fonction à l’église, et le violon dans la rue. Ce n’est qu’au début du XVIIème siècle, avec Claudio Monteverdi que ces instruments prendront définitivement leur place dans l’orchestre ; la première sonate écrite pour violon est de Biaggio Marini, 1604.

D’autre part, il n’est pas le fruit d’une longue évolution, mais a été créé dans sa forme quasi-définitive, et ces instruments vont satisfaire ainsi tous les artistes, du XVIème au XXIème siècle. Cette famille d’instruments à cordes représente donc une exception notable, sachant que tous les autres instruments ont évolué au cours des siècles, à la demande des musiciens ou des compositeurs.
2. Une découverte capitale
Comment expliquer cette géniale création, tellement en avance sur son temps ?

Nous savons que l’artiste qui a, sinon « inventé », du moins participé largement à cette « invention » était issu d’une grande famille de luthiers : l’Allemand Gaspard Tieffenbrucker, de Fussen.

Ville-clé dans la lutherie allemande et italienne, puisqu’on y construisait les luths pour Venise, cette cité de l'Allgau était un passage obligé pour les marchands vénitiens, alors maîtres du marché en Europe.
La recherche historique moderne fait état de liens privilégiés entre Tieffenbrucker et le Génie de la Renaissance, Léonard de Vinci. Il s’agit là d’une découverte majeure !

Dans l’ouvrage de référence sur Léonard de Vinci réalisé par l’Istituto geografico di Ferrara en 1975, on lit sous la rubrique « Léonard de Vinci et le violon » : « On affirme que, non seulement Leonardo connut la famille des Tieffenbrucker, mais qu’il en fut l’intime, et, certes, on ne réalise pas dans une demeure où il vient en ami une création de ce genre sans qu’il le sache.

Il n’est pas possible que, connaissant Leonardo, il n’y ait pas mis la main. Il reste à trouver la preuve de cette argumentation. Elle existe, elle a existé. C’est à Leonardo qu’on attribue aussi la paternité de la volute. Le colimaçon n’est il pas un symbole mainte fois reproduit par Leonardo ?

D’autres hypothèses restent troublantes, comme le portrait de La Léda, où l’on voit deux bambins portant sur leur front le nom de Gaspard... » …bambins dont la coiffure, cheveux peignés sur les oreilles, dessine les coquillons de la tête d’un violon.

D’autres sources nous indiquent que trois enfants de la descendance de Tieffenbrucker se prénommaient Leonardo, fait troublant lorsqu’on connaît l’usage de cette époque en Italie de prénommer ses enfants comme le maître ou l’ami. En outre, le fait que ces instruments aient été conçus dès l’origine avec tous les principes actuels - architecture, fonction, vernis, proportions, etc. - nous incline à penser qu’ils n’ont pu être imaginés que par un artiste génial et visionnaire !
3. Lyon, cœur de l’Europe
Le violon est donc né dans le nord de l’Italie, par la rencontre entre la culture et la technicité allemandes et les artistes de la Renaissance italienne. Ceci, bien entendu, par vagues successives, pour des raisons économiques et politiques : d’abord, Venise, phare de l’Europe, attire les luthiers allemands ; puis vient l’exode de nombreux protestants allemands, refusant de se convertir au catholicisme, et cherchant au sud des régions épargnées par la guerre de Trente Ans.

C’est en 1540 que Gaspard Tieffenbrucker s’installe à Lyon, vraisemblablement sur les conseils de Léonard de Vinci.

Lyon avait été choisie par le roi Louis XI, puis par François 1er, pour être une capitale européenne, et dans cet esprit furent créées quatre foires annuelles, exonérées d’impôt, pour attirer commerçants, artistes, artisans et industriels de Bohème, d'Italie et d'Allemagne.

La ville devient alors un passage obligé pour les marchands vénitiens, suivant la route d’Edimbourg, Londres, Paris, Lyon, Milan, Venise, et Lyon – Espagne. Dans le cadre de cette politique, plus de cent imprimeurs, par exemple, viennent à Lyon dès la fin du XVème siècle.

Trente ans plus tard, six grands luthiers allemands et bohémiens s’y installent pour les mêmes raisons, les familles Tieffenbrucker d’Allemagne, et Hellmer de Bohème, étant les mieux connues. C’est aussi à Lyon que le violon trouve ses dimensions définitives, normalisées par rapport au système de mesure français, ce qui a laissé supposer, à tort, qu’il y avait été inventé.
4. Un idéal sonore
Revenons maintenant à l’équilibre sonore recherché par les créateurs du quatuor à cordes. Cet équilibre, calqué comme nous l’avons dit, sur l’idéal du quatuor vocal, s’est lentement modifié pour des raisons fonctionnelles. Qu’est devenu le ténor, intermédiaire entre l’alto et le violoncelle, et que l’on voit dans le célèbre tableau de Véronèse « Les Noces de Cana » ?

Trop grand pour être joué à l’épaule comme l’alto, trop petit pour être joué comme un violoncelle, il a tout simplement disparu au cours du XVIIème siècle. Dès lors ne restent que le violon, l’alto et le violoncelle.

Au XVIIème et XVIIIème siècles, les grands luthiers des principales villes italiennes se spécialisent pour l’un de ces instruments :

A Brescia, de 1580 à 1630, les luthiers créent d’exceptionnels altos de grande taille, - taille qui, hélas, se réduira lentement par le fait que les musiciens des XVIII et XIX et XXème siècles devront jouer indifféremment du violon et de l’alto. Leur grave somptueux garde le souvenir des anciens ténors.

A Crémone, dès 1680, Nicolas Amati puis Antonio Stradivarius, grâce à la collaboration de grands virtuoses, comme Corelli et surtout Vivaldi, optimisent la spécificité du violon dans sa tessiture soprano.

A Venise, où se pérennise 100 ans plus tard la pensée esthétique de Monteverdi, les maîtres luthiers continuent de construire violons, altos et violoncelles en parfaite adéquation avec le quatuor vocal : mais c’est le violoncelle qui trouve ici ses créateurs les plus inspirés, Matteo Goffriller et Domenico Montagnana.
C'est l'âge d'or de la lutherie italienne.
Les grands solistes, comme Viotti, Corelli, Vivaldi, puis Baillot, Duport, Paganini, Vieuxtemps qui possèdent tous une de ces merveilles, se montrent passionnés par le mystère de la sonorité. On retrouve ainsi le grand violoniste Joseph Joachim président d'un concours de lutherie, à Paris en 1855, le même Joachim pour qui Schumann et Brahms écriront leurs chefs-d'œuvre. On comprend pourquoi il possédait l’un des plus beaux Stradivarius connus en Europe, instrument que vous entendez, ce soir de mai 2006, à Lyon, dans les deux sextuors… de Brahms.

Ces instruments seront réglés par Jean-Frédéric Schmitt, maître-luthier expert à Lyon.

Il nous est particulièrement précieux de noter que c’est précisément à Lyon, carrefour historique du commerce et des idées, que nous avons la chance de réunir les instruments les plus caractéristiques de la grande lutherie italienne sous les doigts de merveilleux musiciens européens, dans le cadre d’une rencontre franco-allemande.

Jean-Frédéric SCHMITT 
 

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PostPosted: Sun 15 Sep - 06:09 (2013)    Post subject: Maître Luthier Reply with quote

Source : http://www.wilbaux.com/index.php/biographie/7-signature-d-un-maitre-luthier

K 2 Présente pour Montréal

La signature d’un maître luthier
Originaire de Tournai, Isabelle Wilbaux crée des violons, des altos et des violoncelles parmi les plus convoités au monde.

Le travail d’un maître luthier est pénétré d’une empreinte personnelle - le geste - qui détermine le caractère de chacun des instruments qu’il fabrique. Le geste confère à l’instrument une qualité exceptionnelle que le connaisseur repère instantanément : la marque distinctive de la personnalité du maître.

Isabelle Wilbaux, maître luthier, est née (1965) et a grandi à Tournai, ville d’une grande richesse culturelle parmi les plus vieilles de Belgique. Elle fabrique violons, altos et violoncelles depuis plus de 20 ans. Certains des plus grands virtuoses jouent aujourd’hui de ses instruments : les violonistes Sergiu Luca et Régis Pasquier, la violoncelliste Amélie Fradette, la violoniste Laura Andriani et le violoncelliste David Ellis du Quatuor Alcan, et bien d’autres.

Isabelle Wilbaux a obtenu son diplôme de Maestro liutaio (Maître luthier) en 1988 à l’École internationale de lutherie de Crémone, en Italie. Cette école prestigieuse perpétue la tradition des grands maîtres de la lutherie crémonaise : Amati, Guarneri et Stradivari. Isabelle a aussi perfectionné son art pendant plusieurs années auprès de Philippe Bodart à Besançon, en France, et de Jose-Maria Lozano à Madrid.

Elle a ensuite ouvert son propre atelier, d’abord à Tournai, puis à Bruxelles, et enfin à Montréal où elle œuvre avec succès depuis 1998.

 « Mon but est de favoriser une alliance féconde et durable entre l’instrument et le musicien, »
 déclare Isabelle Wilbaux. Le bois est mon premier guide : sa densité, son homogénéité, sa beauté et, bien sûr, sa sonorité. Je prépare aussi un vernis unique qui met en valeur et protège à la fois l’aspect visuel et les qualités sonores inhérentes du bois.

« Puissance, chaleur et richesse sont les qualités que les musiciens attribuent généralement à la sonorité de mes instruments. Cette sonorité est le résultat de milliers d’heures de recherche, d’expérimentation et de travail acharné. Aujourd’hui, après plus de 20 ans de peaufinage, mes instruments confèrent aux musiciens ce qu’ils désirent le plus : une palette de couleurs sonores extraordinairement riche à déployer. »
Isabelle Wilbaux a remporté au fil des ans de nombreux prix pour la sonorité et la qualité d’exécution de ses instruments, de The Violin Society of America, des concours internationaux de la ville de Paris, de Crémone et de Mittenwald, et d’autres encore au Canada, aux États-Unis et en Europe. 





Isabelle Wilbaux - Luthier  1134 rue de Bellechasse • Montréal, (Québec) H2S 1Y6 
514.270.1661 • info@wilbaux.com Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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PostPosted: Sun 15 Sep - 06:12 (2013)    Post subject: Maître Luthier Reply with quote

Source : http://www.le-violon.net/

K 2 Présente

C'est probablement à Crémone que le violon a vu le jour il y a plus de 400 ans. En effet, cette ville du nord de l'Italie est considérée le berceau du violon et a une grande tradition dans l'art de la lutherie. Les plus importants luthiers, (Amati Stradivari Guarneri), ont vécu et travaillé à Crémone faisant ainsi de cette ville la capitale du violon.

Nombreuses sont encore aujourd'hui les échoppes de luthiers qui vivent de la construction d'instruments de qualité faits entièrement à la main selon la tradition héritée de ces anciens maîtres.

Je suis venu à Crémone pour apprendre l'art de la construction du violon et la réparation des instruments du quatuor en général.
En 1991, j'ai ouvert, à deux pas de la cathédrale, mon propre atelier où je construis des violons des altos et des violoncelles. j'aime éffectuer des réparations même délicates et j'éprouve un grand plaisir à faire revivre de vieux instruments abîmés.

Je propose également des visites guidées pour présenter aux personnes interessées, l'importance du bois, la construction du violon et autres "secrets" de la lutherie.

J'ai créé ce site afin de donner aux musiciens des informations sur le monde de la lutherie et en particulier sur les bois employés pour la construction du violon, le fonctionnement de l'instrument, le réglage de la sonorité.

Vous pourrez vous faire une idée sur la manière de choisir un violon ou tout autre instrument à archet ainsi que des renseignements sur l'entretien du violon.

Je propose évidemment un sevirce de vente d'instruments neufs déjà prêts ou à construire encore. Vous pourrez choisir le modèle, la monture des chevilles du cordier et de la mentonière, le jeu de cordes, la couleur du vernis, l'esthétique du bois...
Crémone est aussi une charmante petite ville qui mérite un détour.
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PostPosted: Sun 15 Sep - 06:16 (2013)    Post subject: Maître Luthier Reply with quote

Source : http://www.luthiers-de-france.fr/metier/metier-de-luthier.php

K 2 Présente

Le métier de luthier consiste à fabriquer, réparer et restaurer les instruments de musique de la famille des cordes (pincées ou frottées) tels que le violon, l'alto, le violoncelle, la contrebasse, la viole, la guitare, la basse... 
 
Le mot luthier provient du mot luth (un instrument à cordes pincées, l'un des lointains ancêtres du violon). 
 
Le luthier est donc un artisan, fabricant réparant ou restaurant des instruments à cordes et à caisses de résonance, selon des techniques traditionnelles.
 
Devenir Luthier en trois mots : Talent, Passion, Persévérance... 
 
Comment devenir Luthier Professionnel ?

Si les premiers luthiers élaboraient des instruments pour un usage personnel, certains ont vite compris l'intérêt de se spécialiser uniquement dans la fabrication pour autrui. Au fur et à mesure leur métier a évolué pour comprendre également la réparation et la restauration des instruments à cordes. Plus qu’une vocation, le métier de luthier est un véritable sacerdoce car son apprentissage est long et complexe.
Après une formation initiale dans une école de lutherie (trois ans) [ [i]cf école de lutherie[/i] ] il faut travailler près de dix ans chez un maître-luthier afin d'acquérir les bases du métier et se perfectionner, assister à des concerts pour développer son oreille musicale et surtout constituer son réseau professionnel. Le choix de l'atelier peut varier en fonction des préférences du jeune diplômé (violon, violoncelle, guitare...) Après avoir été assistant, le luthier pourra alors soit reprendre l'atelier de son maître ou alors ouvrir son propre atelier.


Le luthier est un artisan devant posséder plusieurs aptitudes indispensables pourlui permettre d'exercer son art. Musicien (le luthier doit s'avoir jouer l'instrument qu'il fabrique) et oreille musicale vont de paire pour accorder les instruments. Le luthier doit posséder également une certaine habileté manuelle pour créer et assembler ses instruments (un violon nécessite l'assemblage de plusieurs centaines de pièces), connaissance, choix et travail des différents matériaux (bois, feutre, cuir, métal).  
 
La restauration d'instruments anciens nécessite quant à elle, une solide expérience du métier de luthier mais aussi et surtout une culture technique et historique. 
 
La lutherie moderne apparaît avec Andrea Amati à Crémone (plaine du Po - Italie) au tout début du XVIe siècle. Ses fils et petit-fils continuent son oeuvre en formant bon nombre de luthiers dont le plus célèbre Antonio Stradivari (Stradivarius) ; le son de ses violons enchante ceux qui en jouent comme ceux qui les écoutent plusieurs siècles après leur création.  
 
Mais la France n'est pas en reste quant à la richesse et l'histoire de ses luthiers. En effet, dès la fin du XVIème siècle, les ducs de Lorraine ramènent des luthiers d'Italie.  
 
Plusieurs décennies suivantes, la lutherie française prend son essort à Mirecourt (Vosges) et à Paris. De véritables dynasties de luthiers (comme les Amati) font la renommée de la lutherie française.  
 
Le plus célèbre demeure Jean-Baptiste Villaume, surnommé le Stradivarius français.  
 
Le début du XXe siècle signe la disparition de la plupart de ces prestigieux ateliers. Ce n'est que dans les années 70 qu'un certain renouveau apparaît grâce notamment à la création de l'Ecole Nationale de Lutherie. [ [i]cf école de lutherie[/i] ]  

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PostPosted: Sun 15 Sep - 06:20 (2013)    Post subject: Maître Luthier Reply with quote

Source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/12/04/le-secret-des-stradivarius…

K 2 Présente

Le mystère, un des plus épais de l'histoire de la musique, tenait depuis trois siècles. Depuis la mort, en 1737, à 93 ans, d'Antonio Stradivari, des générations de luthiers, de musiciens, d'acousticiens et de chimistes avaient tenté de percer le secret du maître. Le bois, la colle, l'assemblage des matériaux, leur traitement : la composition des fameux violons avait été passée à la loupe, ou plutôt à tout ce que la palette scientifique proposait d'optiques surpuissantes. Un élément résistait toutefois à l'analyse, celui-là même dont le maître de Crémone avait toujours refusé de révéler la formule : le vernis.
C'est aujourd'hui chose faite. Après quatre années de recherche, on connaît désormais la structure exacte du mystérieux revêtement. Une équipe d'une quinzaine d'intervenants issus de sept laboratoires français et allemands, coordonnée par Jean-Philippe Echard, chimiste au laboratoire de recherche et de restauration du Musée de la musique, à Paris, doit en faire l'annonce, vendredi 4 décembre. Une publication a été mise en ligne sur le site de la Angewandte Chemie International Edition, la plus importante revue de chimie au monde. Une version papier devrait suivre en janvier, accompagnée d'un article dans la revue Nature. Autant dire que ces conclusions devraient dépasser le cercle des mélomanes.

L'œuvre d'Antonio Stradivari tient de la légende. De son vivant déjà, les cours européennes s'arrachaient ses réalisations. Rescapé d'une épidémie de peste qui décima les luthiers de la plaine du Pô (nord de l'Italie), il régnait sur la profession. Harpes, cistres, violes, altos, violoncelles, basses, et bien sûr violons : 1 100 instruments quittèrent son atelier au cours de ses soixante-dix ans d'activité. Il en resterait aujourd'hui environ 650.

Entre-temps, le stradivarius s'est imposé comme une référence. Dans les salles de concert, où les virtuoses qui le pouvaient l'ont adopté presque unanimement. Chez les collectionneurs, les prix atteignent plusieurs millions d'euros. Mais aussi chez les luthiers et les scientifiques qui ont tenté de percer le "secret" de Stradivari. L'essence des arbres (des épicéas pour la table, des érables pour le fond) ? La période de coupe (traditionnellement une nuit d'hiver par lune descendante) ? Les plans exacts de ses instruments étaient connus. Pour le reste, on se perdait en conjectures. En 1830, le physicien Félix Savart obtient du grand luthier français Vuillaume le droit de désosser deux stradivarius. Sans résultat. Par la suite, on évoqua le traitement subi par le bois: densifié par une vague de froid, selon les uns, dopé par un parasite, selon les autres, bonifié par un passage dans la lagune vénitienne pour les troisièmes; on copia la perfection et l'équilibre de son dessin, qui fixa l'instrument dans sa forme définitive. Et l'on se pencha sur le fameux vernis.


AH, LE VERNIS !


"Pendant deux cent cinquante ans, on a tout entendu, sourit Jean-Philippe Echard, tout imaginé. En termes de sonorité, comme de couleur. On a dit que Stradivari ajoutait au liant de l'ambre fossile de la propolis, cette gomme rougeâtre que les abeilles recueillent sur certains bourgeons, ou encore de la coquille de crustacés..." Depuis la seconde guerre mondiale, une quinzaine d'articles scientifiques ont été publiés sur le sujet. Les réponses demeuraient toutefois partielles. L'échantillon – un ou deux instruments – restait insuffisant. Réalisés par les seuls chimistes, les travaux ne permettaient pas de s'assurer que la partie analysée était bien d'origine.

L'équipe du Musée de la musique a employé les grands moyens. Elle a intégré à son étude un luthier, Balthazar Soulier, qui avait déjà observé plus d'une soixantaine de stradivarius. Surtout, elle a assis sa recherche sur cinq instruments conservés dans la collection de l'établissement de la porte de La Villette. Quatre violons et une tête de viole d'amour – un instrument à douze cordes tombé en désuétude au XIXesiècle – réalisés entre1692 et 1724, autrement dit au cours d'une très large période. Sur chacun d'entre eux, ils ont prélevé une parcelle de vernis de la taille d'un grain de semoule. Et ils ont commencé l'expérience, ou plutôt les expériences.

D'abord ils ont passé les particules au microscope à ultraviolets. Ils ont ainsi pu déterminer que les échantillons étaient composés de deux couches avec, dans la seconde, des grains de pigments. "Mais nous ignorions encore comment étaient composées ces couches", raconte Jean-Philippe Echard.
Les échantillons ont alors pris le chemin de Saclay, dans l'Essonne, pour être analysés en lumière infrarouge dans le synchrotron Soleil. Cet immense accélérateur d'électrons permet de disposer d'une source suffisamment intense pour dresser la cartographie chimique d'un matériau. Et c'est là que l'information essentielle est tombée: le maître utilisait un simple vernis à l'huile. Pas de sous-couche dopée aux extraits de peau, d'os, ou d'esturgeon, comme le voulaient certaines légendes. "Il n'était pas non plus allé traire les abeilles de Hongrie orientale une nuit de pleine lune", s'amuse Jean-Philippe Echard. Non: pour sa base, le maître utilisait une simple huile siccative, à la façon des peintres ou des ébénistes.

Cette conclusion a été affinée au laboratoire du Museum d'histoire naturelle, à Paris. En couplant deux techniques – la chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de masse – les scientifiques ont pu préciser la composition de chacune des deux couches. Dans la première, ils n'ont trouvé que de l'huile de peintre. Dans la seconde, un mélange composé de cette même huile et de résine de pin.

Restait à déterminer le contenu des grains de pigment. Cette fois, c'est au Laboratoire de dynamique, interactions et réactivité (Ladir), à Thiais (CNRS, Paris-VI) et à Dortmund, en Allemagne, que le dernier élément du rébus a été déchiffré. Et là, nouvelle surprise! Le génial Antonio n'avait pas inclus dans son vernis du rouge, mais des rouges, passant, au cours de sa vie, d'un coloris nourri d'oxyde de fer à un vermillon au sulfate de mercure pour finir avec un pigment laqué à base de cochenille. "Avec le vernis, l'intentionnalité de Stradivari n'était pas acoustique, mais visuelle", conclut Jean-Philippe Echard.
De quoi détruire le mythe ? Pas sûr. "Le luthier reste fasciné par la perfection du travail, la méthode extraordinairement aboutie", assure Balthazar Soulier. Le public écarquillera toujours les yeux devant le prix astronomique des instruments. Les meilleurs solistes, gorgés de confiance, continueront à le faire sonner comme aucun autre. Quant aux fêlés des quatre cordes, artistes ou scientifiques, ils poursuivront leur recherche éperdue du secret du vieux maître de Crémone.


Nathaniel Herzberg
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PostPosted: Mon 16 Sep - 21:36 (2013)    Post subject: Maître Luthier Reply with quote

Extraordinaire ! Waouaw ! Un régal ...je continue d'apprendre !
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Quand je fais le mal, je le fais de moi-même. Quand je fais le bien, c'est dieu qui le fait au travers de moi. Donc, ma manière de coopérer avec lui, c'est qu'il opère seul. PLANCK


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