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contes et légendes

 
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Theo_caramel
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PostPosted: Thu 9 Jul - 23:44 (2009)    Post subject: contes et légendes Reply with quote

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Les fées et les sorcières 
FADAS E FACHILIERAS 
 
Dans nos campagnes reculées, on croyait aux fées et aux sorcières. Celles-ci ne sont autre chose que les fées des Gaulois. 
Les récits relatifs à des génies femmes ayant une sorte de puissance diabolique occupent une très grande place. De génération en génération, la croyance veut que des génies secourables ou malfaisants président à tous les actes de la vie. 
Des fées approchent des berceaux, armées d'une baguette magique, et donnent à l'enfant d'heureuses qualités ou lui jettent un mauvais sort. 
Elles se présentent dans une brillante jeunesse ou une vieillesse difforme. Elles dansent parfois à la clarté de la lune sous la forme de vieilles femmes, se mêlent en certains cas à la tempête; elles volent aussi sur les nuages. 
Dans des communes du département, on
montre encore de nos jours telle ou telle grotte ou fontaine, tel ou tel bois ou arbre des fées.
 
A Labastide-du-Vert, il y a une très belle fontaine, dans le bourg, appelée la Font de las Fadas (pr.lo foun de los fados). 
A Bélaye, près de la Combe-Layroune, qui aurait été un refuge de brigands, était situé le Bois des Fatsilières, dont le nom demeure encore; devant Bélaye, un peu au-dessous du village de Charrou, il y a un autre bois des Fées. La croyance aux fées devait être bien profonde dans cette localité puisque deux bois, à très peu de distance, portent le nom de Fées. 
 
 
 
 
 La fée de la rivière Ouysse
Un cheval, un jeune et beau cavalier sifflotant sur le chemin de Thémines, voilà comment commence mon histoire.  
Une vieille "fatsilière", noire et ridée, une de ces antiques fées gauloises, l'arrête en saisissant la bride de son cheval. 
La vieille réclame un baiser. 
- "Ne la contrarions pas", se dit le chevalier. Il en est aussitôt récompensé car la vieille fée satisfaite lui tend alors une superbe turquoise. 
- "Donne-la à la dame de tes pensées et quand tu seras en danger, la pierre pâlira et conduira ta mie, saine et sauve, là où tu seras." 
Le chevalier des Arnis, puisque tel est son nom, s'empressa d'obéir à la "fatsilière" bienfaisante et passa la bague au doigt de sa fiancée Gayette.
 
A quelques temps de là, par un chaud après-midi d'été, il voulut se désaltérer dans les eaux fraîches et limpides de la rivière Ouysse. 
C'est alors qu'une force inconnue l'entraîna vers le fond et qu'il se trouva bientôt au milieu d'ondines forts jolies entourant un trône où siégeait la plus belle d'entre elles. 
- "Je suis la fée de l'Ouysse" dit-elle. 
- "Tu es mon prisonnier ; à moins que tu ne me donnes un baiser, qui, seul, pourra rompre le sortilège qui me tient enfermée ici." 
- "Dame, je ne trahirai pas ma mie !"
 
- "Eh bien ! qu'on l'enferme !" 
Et le chevalier se retrouva au fond d'une prison sombre et humide. 
C'est alors, qu'au doigt de son amie, la turquoise pâlit et qu'une force magique la guide vers la rivière puis l'entraîne jusqu'au fond. 
A sa vue, la fée de l'Ouysse entre dans une violente colère et, comme la jeune fille ose lui réclamer son fiancé, elle la fait jeter avec lui au fond du même cachot. 
Il faut vous dire que cette fée de l'Ouysse, malgré sa très grande beauté, était une mauvaise fée punie par la reine des fées, pour avoir usé de ses pouvoirs fort méchamment. 
Elle avait, en effet, causé la mort d'un jeune homme et de sa fiancée parce qu'il avait osé dédaigner son amour. Depuis, la reine des fées la tenait enfermée sous l'eau, sans voir le jour, aussi sa colère était-elle grande et ne laissait place à aucune pitié pour les deux jeunes gens. 
Ceux-ci, persuadés qu'ils ne pourraient l'infléchir, entreprirent de s'enfuir de leur sombre cachot ; mais en vain ; la méchante fée les rattrapa et lance au poing voulut tuer le chevalier désarmé.
 
Mais, sa fiancée, courageusement, s'interposa. La fée, stupéfaite, d'un tel courage, attendrie par cette preuve d'amour, lâcha sa lance. Le chevalier, soulagé, heureux qu'elle ait ainsi épargné son amie, lui donna aussitôt un baiser spontané et reconnaissant. 
Le maléfice avait pris fin ; la pitié avait pénétré dans le coeur de la fée de l'Ouysse qui pouvait enfin ressortir à l'air libre, jurant qu'elle ne recommencerait jamais, tandis que les jeunes gens, heureux, s'en allaient vers leur bonheur terrestre. 
 
La légende de Catus 
d'après une étude de Mr l'Abbé Lacoste, obligeamment communiquée par Monsieur Courtil et relevée dans une publication sur le Prieuré de Catus dont l'auteur est Monsieur de Valon Ludovic.  
Il existe non loin de Terrier un gouffre de forme circulaire de 25 m de diamètre sur 15 m de profondeur dominé par une excavation : c'est la grotte du chat. 
Jadis les habitants de la contrée ne passaient sur ce point qu'en tremblant, tant était vivace le souvenir d'un événement singulier et tragique dont le lieu fut le théâtre. 
 
La légende raconte :
 
A une époque reculée, un énorme chat sauvage avait choisi cette grotte pour son repaire.  
Il faisait de nombreuses victimes et terrorisait le pays. 
On ne parlait partout que du redoutable animal. 
La désolation était telle que le seigneur de l'endroit résolu de faire périr le monstre. 
Il promit, à celui qui le tuerait, sa fille en mariage et la moitié de sa seigneurie. 
Voici qu'un jeune et beau cavalier, fort, courageux et décidé se présente au seigneur qui l'embrasse, lui donne un superbe cheval et l'arme de pied en cap. 
La belle héritière l'admire et craint pour ses jours. 
Le cavalier part, s'avance dans la grotte, faisant retentir les échos du galop de son coursier. 
Le chat l'entend, sort de sa retraite et bondit sur le jeune homme ; mais avant que le monstre ne l'étreigne, le cavalier lui enfonce l'épée dans le ventre jusqu'à la garde.  
Notre héros, couvert de sang et chargé de son trophée revenait en toute hâte au castel, quand, fou d'orgueil et ivre de joie à la pensée de la récompense il s'écrie :  
« Que Dieu veille ou non, la fille du seigneur est à moi. » 
A peine eut-il proféré ce blasphème que le cheval s'abat, et lui-même tombe mort. 
La chute fut si violente que les genoux du cheval, le casque du cavalier et la tête du félin laissèrent leur empreinte sur le rocher. 
 
Les habitants de Terrier montraient, il y a encore quelques années aux curieux ces empreintes que le temps et la circulation avaient laissé perdurer jusqu'à ce que les travaux prescrits par la DDE détruisent ces "témoignages". 
Le hameau le plus voisin, singulière coïncidence, s'appelle « le cavalier » et l'endroit ou se trouvaient les traces portait le nom de « lo Piado » qui signifie dans le patois local, empreinte du pied. 
Ce serait de ce fait étrange, perpétué par la légende, que le nom de Catus (Chat en latin ) aurait été donné au bourg voisin, qui prit naissance dans la vallée du Vert. 
 
 
 
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Theo_caramel
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PostPosted: Thu 9 Jul - 23:53 (2009)    Post subject: contes et légendes Reply with quote

Contes et légendes de Lorraine - La chasse au Darou
C’est un animal fantastique qui hante les forêt lorraines. Son pelage noir est parsemé de taches blanches, il est aussi gros qu’un blaireau, ses oreilles sont petites et pointues et ses yeux sont aussi perçants Sa course est tellement rapide qu’il pourrait distancer sans problème un lévrier, lorsqu’il est en colère, il grogne comme un sanglier. Le Darou n’est pas un animal méchant au contraire, il est très peureux et craintif. Un soir, dans un café du village de Chantraine près de la ville d’Epinal, des jeunes gens qui buvaient, jouaient aux cartes, parlaient bruyamment décidèrent d’aller à la chasse au Darou. Un inconnu nommé Yves qui se trouvait là demanda : - C’est quoi un Darou ? - C’est un petit animal aussi gros d’un blaireau ? Si tu veux tu peux venir avec nous. Aussitôt dit, aussitôt fait, les jeunes gens se munirent d’un sac. - Un sac demanda Yves. Pourquoi faire ? - Mais pour ramener le Darou ? Le petit cortège partit tout enthousiaste. Ils se dirigèrent vers les bois à la queue leu leu. Ils parlaient tout bas en scrutant les taillis ; le vent soufflait et le sol était humide. Soudain le jeune de tête s’arrêta. - Regardez, il y a des traces sur le sol. Braquant une lampe électrique ils virent des traces de pas. - C’est le pied du Darou. - C’est peut-être un chien, lança Yves. - Non, je m’y connais, c’est vraiment le Darou. Il faut s’organiser, comme c’est la première fois que tu viens avec nous, c’est toi qui le tueras. Je te donne le fusil et le sac… - Mais, je… bredouilla-t-il. - Que nenni, nous allons rabattre la bête sur toi et dès que tu la vois, tu tires, d’accord… - Mais. - Pas de mais, nous comptons sur toi. Bien malgré lui, Yves accepta, il tenait fermement le fusil et le sac. - Il arrivera de quel endroit ? - Tu le verras bien. Yves se blottit derrière un buisson et les autres s’éloignèrent en silence. Il scrutait la nuit noir, le vent soufflait de plus en plus fort, des formes inquiétantes zigzaguaient dans les branches. Les secondes, puis les minutes passaient… Les branches craquaient, Yves commençait à trouver le temps long, quelques gouttes commencèrent à tomber. Soudain un grincement sourd se fit entendre et des pas résonnèrent. Une silhouette apparût. - Hé, toi que fais-tu ici ? Yves ayant de plus en plus peur, se recroquevilla sur lui. - Ah, coquin, je te prends la main dans le sac. Dans la pénombre Yves aperçut la casquette du garde chasse. - Mais, je… - Je te prends en fragrant délit de braconnage. Yves apeuré, répondit en bredouillant. - Mais, je, je chasse le Darou… - Le Darou, c’est une plaisanterie. Ton compte est bon, viens avec mois, tu t’expliqueras à la gendarmerie. Tout penaud, Yves suivit le garde chasse ; la pluie avait redoublé de violence. Soudain, le garde dit à Yves : - Il fait froid et nous sommes tout mouillé, nous allons nous arrêter au café et boire un bon grog. Yves ne voulait pas y aller, mais il le suivit de mauvaise grâce. Au moment où il poussa la porte, un immense éclat de rire monta aussitôt de la salle. Ils étaient tous de connivences, ainsi que le faux garde. - Allons ! l’ami le Darou n’existe pas, viens boire un verre avec nous. Yves qui n’était pas rancunier, rejoignit le petit groupe et tout se finit dans des rires et des chansons.






Contes et légendes de Lorraine - La haute chasse – Légende lorraine
Il y a très longtemps vivait à Buzy un seigneur très méchant passionné de chasse. Tous les jours il courait le bois à la recherche de proies. Sa femme, la blanche Iseult, s’ennuyait toute seule dans son château lugubre. Un jour elle demanda à son époux de l’accompagner à la messe, il accepta, mais au moment de partir, arriva le brigand Philippe de Florange qui ne pensait qu’à la guerre. Ami du sire de Buzy, il se moqua de lui lorsqu’il sut la raison de ses si beaux habits. Phillipe fut tellement convainquant, que le sire de Buzy l’accompagna à la chasse. Ne se faisant pas prier, ils partirent immédiatement. Ils galopèrent à travers les champs, les forêts. Soudain, le sire de Buzy aperçut un superbe chevreuil, dont les bois étaient en or massif. Il s’élança à sa poursuite, l’animal était d’une agilité surprenante, lorsqu’il croyait l’attraper, elle repartait de plus belle dans une chevauchée fantastique. Elle ne s’est jamais arrêtée, car on ne revit plus jamais de sire de Buzy…


 





Contes et légendes de Lorraine - La légende de la linotte – légende touloise
A Toul est produit un vin que l’on appelle « le gris de Toul ». Un jour Saint Vincent , patron des vignerons décida de visiter le village de Lucey.


Il apprécia la façon dont les habitants entretenaient leurs vignes.

Lors de son inspection, personne ne l’avait reconnu. Fatigué par sa longue marche, il alla frapper à une maison à l’entrée du village, mais personne ne répondit.
Il entra dans la maison et vit une cruche sur une étagère, ayant soif il se versa une grande rasade de ce nectar et le trouva fameux.
Dehors un oiseau chantait de sa plus belle mélodie. Ayant reconnu le Saint, l’oiseau se posa sur sa main. Curieux Saint Vincent lui demanda :
- Qui es-tu bel oiseau ?
- Je suis une linotte et je chante pour les vignerons qui sont dans leurs champs.
- Que me veux-tu ?
- Je suis triste car tu peux le voir ma robe est grise et terme. Je veille fidèlement sur les vignes et n’en suit pas récompensée comme le rouge gorge qui lui porte un plastron orangé décoré par le Christ et le chardonneret est l’emblème de la province.
- C’est fâcheux, que puis-je faire pour toi ?
- Me donner une récompense.
Saint-Vincent lui dit : goute ce vin que tu garde fidèlement.
L’oiseau s’exécuta, mais en plongeant son bec dans la cruche, il glissa et sa poitrine effleura la surface du vin. La gorge de la linotte formait une collerette bleutée.
Le Saint lui dit : Tu as toi aussi obtenu une décoration.
L’oiseau tout heureux remercia le saint et s’envola
Depuis ce jour la linotte de vigne a cette magnifique tache de la couleur du vin qui la distingue des autres oiseaux.



 







Contes et légendes de Lorraine - La sorcière envolée
Son nom était La Marguerite Frioule. Elle vivait à l’écart du village de Corny dans une vieille maison et possédait une chèvre toute décharnée.
Souvent le samedi soi, une épaisse fumée noire sortait de la cheminée.
Elle avait un chat noir avec des yeux étranges. La chèvre avec des cornes de la même forme que celles du diable.
Lorsque les gens passait devant sa maison, ils se signaient un signe de croix.
Pourtant, personne du village ne pouvait se plaindre d’elle, mais les gens pensaient qu’elle était une sorcière et qu’elle exerçait ses maléfices ailleurs.
Par crainte, des gens du village la dénoncèrent à la justice et elle fut condamnée pour sorcellerie et être brulée vive.
Le bucher fut construit sur la grande place du village. Tout les gens du village et des alentours accoururent pour assister à l’exécution.
La Marguerite au moment de monter sur le bicher demanda une dernière faveur :
- j’aimerais tenir encore une fois dans ma main la pelote de laine que j’ai filée et qui se trouve dans ma maison à côté de mon rouet.
On lui accorda cette derrière faveur. Une fois la pelote dans sa main, le fil se déroula rapidement et la ficela du haut en bas comme un saucisson. Elle vola dans les airs et disparut derrière une colline.
Tous le gens furent surpris et déçus de ne pas avoir d’exécution repartir dans leurs maisons.






Contes et légendes de Lorraine - Le brochet du lac de Longemer – Légende vosgienne
Le lac de Longemer entouré d’une belle forêt de sapins verts est réputé pour son abondance en poissons. Se côtoient truites, brochets, perches et bien d’autres espèces.
Charlemagne de passage dans la région attiré par les eaux transparentes du lac décida de s’y arrêter et d’y pêcher.
Il fit une pêche fructueuse et soudain sa ligne fut tirée si brutalement qu’il faillit tomber dans l’eau.
Avec l’aide de deux valets il ramena un énorme brochet. Long de trois coudées et pesant comme un enfant de six ans ; personne n’avait vu un poisson de cette taille.
Le brochet faisait des bonds gigantesques.
De peur qu’il ne réussisse à retourner dans l’eau, les valets voulurent le tuer avec un épieu.
Charlemagne les arrêta et prit le collier de cuir ornée d’une clochette qui se trouvait au cou de son chien.
Il ordonna à quatre de ses valets de tenir l’animal et il attacha le collier sous ses ouïes avant de le rejeter dans l’eau.
La magnifique bête disparut dans les eaux profondes.
Charlemagne heureux de son geste ordonna à ses sujets d’arrêter la pêche.
Depuis ce jour, les voyageurs qui se promènent le long des berges du lac le soir, entendent parfois un léger carillon, venu des profondeurs.






Contes et légendes de Lorraine - Le tonneau de Saint Airy – Légende Lorraine
Saint Airy, 10è évêque de Verdun, vivait au VIè siècle. Il était né en août dans un champ de blé. Ses parents de pauvres paysans l’appelèrent Agecius (Champêtre) en français Airy.
De passage dans la région le roi d’Austrasie lui servit de parrain.
L’enfant fut confié à des moines qui l’éduquèrent. Il fut ordonné prêtre en 554 et sacré évêque de Verdun.
Respecté de tous il eut un jour la visite en 590 de Childebert II, fils de Sigebert et le Brunehaut.
Saint Airy le reçut royalement ; les guerriers francs qui l’accompagnaient étaient fourbus et avaient très soif. Le vin coulait à flot.
Soudain au cours du repas, un serviteur avertit le Saint de manque de vin.
Il ne restait plus qu’un seul baril contenant 20 litres de vin.
Le Sain s’approcha du petit baril, se recueillit et le bénit.
Il dit aux serviteurs :
-         Servez-le.

Les échansons obéirent. Plus ils tiraient du vin et plus il y en avait encore et encore…

Le vin était encore meilleur que le précédent.
Le roi et sa cour admirèrent le prodigieux petit tonneau.
En remerciement de son hospitalité, Childebet II fit don à l’évêque de plusieurs terres aux alentours.
Le peuple raconta le roi avait quitté la région en laissant les tonneaux plus pleins qu’à son arrivée.
Le Saint fut dorénavant représenté avec son petit baril.

 



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Contes et légendes de Lorraine - Bébé, nain de Stanislas
Bébé naquit en 1741, au hameau de Champeney dans les Vosges.
Il était si petit que son berceau fut un sabot garni avec de la laine. Il mesurait vingt centimètres et pesait 370 grammes.
Tout le village était en admiration devant lui.
Ses parents le nourrissaient pendant un an avec quelques gouttes de lait.
Baptisé Nicolas, il jouait avec une chèvre qui lui donnait son lait, une oie qui le protégeait des agressions extérieures.
A trois ans il savait à peine marcher et parlait peu.
A l’âge de cinq ans, il mesurait 56 centimètres.
Il était tellement mignon que sa notoriété alla jusqu’au château de Lunéville, La reine Catherine Opalinska voulut voir le petit nain.
Son père alla au château avec l’enfant emmailloté dans un petit panier et le présenta à la reine.
Cette dernière émerveillée par tant de beauté voulut le garder en son château.

-         Sire, j’accepte votre demande, il sera mieux ici qu’à la maison.

Le bébé fut présenté à toutes les dames de la cour.

Mme de Talmont qui fut la plus enthousiaste devint son éducatrice.
Elle lui fit donner des cours de lecture, de chant, de maintien… Malgré les efforts il ne fut jamais capable de lire et d’écrire.
A quinze ans il mesurait 78 centimètres.
La chambre de bébé avait été aménagée en fonction de sa taille.
Il était choyé et gâté. Il participait à toutes les fêtes données à la cour…
Un jour arriva au château de Lunéville un nain polonais surnommé joujou. Il mesurait 80 centimètres de haut et était très intelligent.
Bébé en était très jaloux.
Le roi fâché par ces scènes violentes dit à bébé :

-         Joujou est plus gentil et intelligent que vous.

Profondément blessé bébé jura de se venger.

Un jour il profita de l’absence du roi et de sa cour pour se débarrasser de joujou.
Dans la pièce il y avait une cheminée, bébé se précipita sur joujou et voulut l’entraîner dans l’âtre. Joujou hurlait tellement fort que des laquais accoururent et séparèrent les deux nains.
A son retour, le roi infligea une terrible correction à bébé et l’obligea à demander pardon à joujou en public.
Bébé obéit, mais perdit toute sa gaité.
Joujou quitta le château de Lunéville.
Bébé rentra de nouveau en grâce auprès du roi et de sa cour.
Il mourut à l’âge de vingt-trois ans en 1764.
Une figurine est toujours exposée au Musée Lorrain à Nancy.


 
 


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Theo_caramel
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PostPosted: Fri 10 Jul - 00:00 (2009)    Post subject: contes et légendes Reply with quote

Contes et légendes de Lorraine - Le petit berger – Conte populaire lorrain
La princesse Anne était une enfant gâtée. Lors de la promenade avec ses parents, elle vit un troupeau de moutons qui broutaient tranquillement dans un pré. Elle remarqua aussitôt un petit agneau tout blanc et demanda à ses parents de l’acheter.
Plusieurs mois passèrent et la petite bête devint une superbe brebis. La princesse en demanda d’autres et au bout que quelques temps elle posséda un véritable troupeau.
Elle aimait passer tout son temps à garder son troupeau, mais son teint halé par le soleil déplaisait à ses parents qui décidèrent de trouver un berger.

Le roi rencontra le jeune Jean-Louis et le ramena au château.

Il dit à sa fille :

-         maintenant tu n’auras plus besoin d’aller aux champs.

Très triste de cette décision elle demanda à son père de pouvoir les emmener le matin et d’aller les rechercher le soir.

Un matin, à l’approche d’un grand bois elle dit au petit berger :

-         n’entre pas dans ce bois car il est habité par trois géants méchants.

-         Je n’y entrerai pas, dit Jean-Louis.

Mais dès que la princesse de fut éloigné, il s’enfonça dans la forêt. Il se trouva face à face avec un géant tout recouvert d’acier.

-         Que viens-tu faire ici ?

-         Je me promène et garde les moutons de la Princesse Anne.

-         Qu’as-tu dans le dos ?

-         Un sac contenant du pain, de la viande et du vin.

-         Donne.

Le géant dévora tout et vida la bouteille de vin.

Pas habitué par l’alcool, le géant s’étendit sur le sol et s’endormit.
Jean-Louis tira un couteau de sa poche et le planta dans la gorge du géant qui périt aussitôt.
Le petit berger poursuivit sa promenade et découvrit dans une clairière une grande maison tout en acier.

A l’intérieur tout le mobilier était d’acier, dans l’écurie un cheval était recouvert d’un caparaçon d’acier. Il était dans la maison du géant.

Le soir venu la princesse trouva le petit berger qui gardait paisiblement le troupeau.

-         Es-tu allé dans le bois ?

-         Non ma princesse répond t-il ?

-         Bien, car j’ai eu très peur pour toi.

-         Ma princesse, j’ai eu très soif aujourd’hui.

-         Si une boutielle ne te suffit pas, je t’en donnerais une autre.

Le lendemain, sur le chemin elle recommanda à Jean-Louis de ne pas rentrer dans le bois.

A peine partie, le petit berger retourna dans le bois.

Il vit un géant encore plus effrayant tout vêtu d’argent.

-         Que fais-tu ici ?

-         Je me promène et garde les moutons de ma princesse.

-         Qu’as-tu dans ton dos ?

-         Mes provisions pour la journée ; du pain, de la viande et du vin. Tu as faim ?

-         Oui répondit le géant.

Le géant mangeât de bon appétit et but les deux bouteilles de vin.
Le géant s’endormit et Jean-Louis lui trancha la gorge. Non loin de là il découvrit la maison du géant qui était toute d’argent.

Le soir, la princesse lui demanda :

-         Tu n’es pas entré dans la forêt ?

-         Non ma princesse, mais aujourd’hui il a fait encore plus chaud.

-         Je te donnerai donc trois bouteilles de vins, ta soif sera étanchée.

Le jour suivant, la princesse renouvela ses recommandations.

Mais aussitôt le dos tourné, il lui désobéit.
Il rencontra le troisième géant qui était tout couvert d’or et lui donna son repas et les trois bouteilles de vin.
Jean-Louis le tua, et se mit aussitôt à chercher sa maison. Il la repéra bien vite car elle était toute couverte d’or.
A l’intérieur le mobilier, le harnais du cheval et ses sabots étaient d’or.
Le roi qui voulait marier sa fille organisa un tournoi pendant trois jours. Chaque jour un pot de fleur était en jeu, le chevalier qui remporterait les trois pots épouserait la princesse.
Amoureuse du petit berger, elle lui dit :

-         Tâche demain de gagner le prix.

Le petit berger endossa l’armure d’acier et personne ne le reconnut. Ayant prit au premier géant l’écu protecteur et la lance qui atteint toujours son but, il triompha aisément de ses rivaux.

La petite princesse était malheureuse car elle n’avait pas vu le petit berger.

Le soir, elle lui demanda :

-         Pourquoi n’es-tu pas venu ?

-         J’étais malade, mais je viendrais demain.

Le lendemain il revêtit l’armure d’argent.

Le roi le trouva beau sans le reconnaître.
Et comme la veille le petit berger vainquit ses rivaux.

Mais Anne était de plus en plus triste et quand elle rencontra le petit berger le sermonna de ne pas être venu.

-         Je ne suis pas un chevalier répondit-il.

-         Soit, je te prêterais des vêtements lui dit-elle.

-         Merci, mais je n’en ai pas besoin, demain je viendrais.

Le jour suivant, il se présenta tout couvert d’or. En le voyant le roi en fut ébloui.

-         Je n’ai jamais vu un aussi beau chevalier.

Le petit berger gagna le troisième pot de fleurs.

Le soir, la princesse alla voir le petit berger et lui dit :

-         Tu n’as promis de venir, c’est toi que je voulais épouser. Mon père va me donner en mariage à un autre.

-         Demain je vous expliquerai, dit-il.

Le lendemain, il emmena la princesse dans la forêt et lui montra les trois maisons.

-         Mon dieu dit-elle, tu es plus riche que mon père.

Alors ensemble ils retournèrent au château et Jean-Louis donna au roi les trois pots de fleurs.

Emerveillé par tant de richesse, le roi lui donna sa fille en mariage.
C’est ainsi que Jean-Louis le petit berger épousa Anne la petit princesse.


 


Contes et légendes de Lorraine - Le pont des menteurs – Conte lorrain
Autrefois, on franchissait la Meuse à Tilly, près de Verdun, sur un pont de bois dont la réputation était fâcheuse. En effet, ce pont passait pour s’entrouvrir sous les pas des menteurs, tandis que les flots de la Meuse, très profonde à cet endroit, engloutissaient aussitôt les malheureux.
Or, un jour, Jésus et Saint Pierre se promenaient à travers la région : ils se rendaient en pèlerinage, de Benoîtevaux à Palameix.
A quelque distance de Récourt, Jésus dit à Saint Pierre :
- Oh ! regarde donc ce gros lièvre, là-bas !
- Bah ! répondit Saint Pierre, c’est peu de choses. Hier, j’ai aperçu dans la plaine un lièvre qui était bien aussi gros qu’un bœuf de quatre ans.
- C’est extraordinaire, en effet, reprit Jésus. Je n’aurais jamais cru qu’en Lorraine on trouvât du gibier de cette taille.
Les deux pèlerins s’avançaient toujours, et déjà se dessinait le cours sinueux de la Meuse, tandis que le pont de Tilly apparaissait au loin.

Jésus dit alors à Saint Pierre :
-       Vois-tu ce pont de bois sur lequel nous devons passer ? Dessous, il y a un abîme, où se noient infailliblement tous les menteurs qui osent le passage.

En apprenant ce détail, Saint Pierre pâlit ; il se gratta derrière l’oreille et baissa la tête.

Les voyageurs se rapprochaient du pont. Alors, Saint Pierre saisit Jésus à la manche et lui dit :
-         Maître, il ne faut pas ‘en vouloir si j’ai un peu exagéré tout à l’heure. Le lièvre dont je vous parlais… eh bien ! pour être plus exact, je dois reconnaître qu’il avait à peine la grosseur d’un veau.
-         Jésus ne répondit rien, mais semblait presser le pas. Saint Pierre, de plus en plus pâle, suivait son maître à quelques pas, et ralentissait au contraire son allure.
-         Alors Jésus, le voyant attardé, se retourna et lui demanda :
-     Eh ! bien, mon ami, tu te sens fatigué ?
-          Non, Maître, reprit Saint Pierre. Mais, c’est toujours la taille de ce fameux lièvre qui me préoccupe. Vous avez que je suis vieux et que je n’ai plus de bon yeux. C’est pourquoi, plus je réfléchis, plus je crois que mon lièvre avait simplement la taille d’un ânon.
-         C’est déjà fort admirable pour un lièvre, dit alors Jésus. Je croix bien que les chasseurs de Loraine sont gâtés.

Jésus, sans le moindre égard pour son compagnon pressait le pas. Saint Pierre, de plus en plus distancé, fixait d’un œil inquiet la Meuse, dont les eaux boueuses, grossies par une crue récente, tourbillonnaient avec un bruit sourd. Le pont était maintenant tout près, frêle construction de bois jetés, au-dessus de l’abîme. Saint Pierre ne put plus contenir la frayeur qui le gagnait.

Alors, au moment où Jésus mettait le pied sur le pont fatal, Saint Pierre se jeta à ses genoux.
-         Maître, s’écria-t-il, je suis un misérable ! Je vous ai déjà renié trois fois ! Et maintenant, je viens de vous mentir trois fois ! mon lièvre était à peine aussi gros qu’n levraut !
-         Relève-toi, dit alors Jésus d’un ton paternel, et ne pèche plus.

Et il se mit à rire de la mine déconfite de son apôtre. Saint Pierre, se sentant pardonné, rit à son tour de bon cœur.

Et ensemble, les deux pèlerins franchirent le pont de Tilly sans encombre.



 


Contes et légendes de Lorraine - Le chariot d’Ormont – Légende vosgienne
L’Ormont, la montagne de l’or, dresse, fièrement son dôme chevelu au-dessus de la coquette ville de Saint-Dié.
Autrefois, le sommet de l’Ormont était habité par tout un peuple de fées et de lutins. Ceux-ci avaient pour principal officie de veiller sur un magnifique chariot, empli de pièces d’or d’une valeur inestimable. Mais ce char était aux trois-quarts immergé dans un petit étang peu profond, situé à quelques pas du sommet. On voyait seulement son timon, dont les ferrures dorées scintillaient de mille feux, dépasser légèrement le niveau de l’eau. Les lutins, propriétaires de ce trésor, avaient décidé que ce chariot et son précieux chargement appartiendraient à celui qui réussirait, à l’aide de deux bœufs blancs, à le tirer de sa fâcheuse position. Ils y avaient ajouté une condition formelle : l’interdiction absolue pour le charretier de jure, tant que dureraient les efforts des animaux. Les lutins savaient bien qu’ils conserveraient pendant longtemps encore la garde du chariot, car les paysans des environs ne pouvaient s’empêcher de jurer à tout propos, surtout quand ils conduisaient leurs bêtes. Peut-être aussi voulaient-ils leur donner une leçon, et les inviter à abandonner cette fâcheuse pratique, en mettant à un tel prix la possession du trésor.
En effet ; à plusieurs reprises, des paysans de tous âges, attirés par l’espoir des richesses, avaient tenté la dangereuse entreprise ; mais au dernier moment, leur détestable habitude les avait trahis.
Or un jour, Colin, un jeune paysan qui habitait du côté de Moyen moutier, se décida à tenter sa chance à son tour.
Il possédait dans son étable deux bœufs, à la puissante encolure, à la robe blanche comme neige de janvier, qu’il soignait avec affection. Il se promit bien de ne pas laisser échapper de juron fatal, et de ramener ainsi à sa ferme le merveilleux chariot.
Plein de courage et d’espoir, Colin montait donc les pentes de l’Ormont. De leur pas calme et puissant, els deux bœufs le suivaient, gravissant sans effort les sentiers de la montagne. Ceux-ci étaient d’ailleurs en excellent état, car il n’avait pas plu depuis plus de trois semaines.
Tout semblait donc favorable à Colin.
En arrivant au sommet de l’Ormont, le jeune paysan assez ému aperçut le timon du chariot qui se dressait à quelques pas du bord, comme le mât d’un navire englouti.
Cachés derrière les arbres, les fées et les lutins l’épièrent, le cœur battant et, voyant son air décidé et calme, chuchotèrent :

-         En voilà un qui a bonne mine ! Peut-être réussira-t-il ?...

Colin se mit uassitôt à l’ouvrage. Il fit entrer ses bœufs à reculons dans l’eau peu profonde. Ayant à peine de l’eau jusqu’aux genoux, les bêtes obéirent docilement et Colin saisit le timon, e fit glisser sous le joug et l’attacha solidement.

Puis, il s’avança devant les bœufs et, les touchant légèrement de son aiguillon, leur cria :

-         En avant ! Hue ! Ho ! Ho !...

A la voix de leur maître, les bêtes tendirent tous leurs muscles On entendit aussitôt un grincement de roues.

- C’est bon signe, pensa Colin.
L’attelage fit un pas en avant.
Cependant, le cœur des fées et des lutins s’étaie rapproché. Vivement intéressés, tous suivaient la tentative de l’homme. Les uns faisaient des vœux pour son succès. D’autres murmuraient :

-         Que ferons-nous s’il réussit à tirer le chariot de là ?...

Lentement, el chariot émergeait des flots. Colin, quoique tout occupé à diriger ses bêtes, ne pouvait se retenir de l’admirer. C’était, en effet, une pièce extraordinaire, où l’or des ridelles, des cercles des roues et des rayons, voisinait avec l’ivoire et le bois précieux. Quant à son chargement, Colin ne pouvait encore l’estimer, mais en voyant les efforts que faisaient ses bêtes, il pensait fort justement qu’il était très lourd.

-         Hue ! Ho ! Ho !...

Encore un pas en avant, puis un autre, puis un troisième et le chariot fut complètement hors de l’eau.

Colin exultait.
Mais, dégagé soudain de la poussée des flots, le char se fit si lourd, si lourd que les bœufs refusèrent d’avancer.
Au surplus, les bords de l’étang, en pente assez fortement incliné, étaient boueux et le sol humide se dérobait sous les pieds des animaux.

-         Avance ! Ho ! Ho ! Allez !...

Mais les ordres restaient sans effet.

Alors, Colin, s’approchant de ses bœufs, les encouragea, de la parole et du geste.

-         Allez, mes bons amis, un petit effort. Ah ! le bon foin qui vous attend à la ferme ! C’est la dernière fois que nous travaillons ! Demain, nous seront riches ; Nous n’irons plus à la charrue. Vous demeurerez au pâturage, pendant toute l’année.

Et les braves bêtes, comme si elles avaient compris ses paroles et senti l’importance de l’enjeu, s’accrochèrent désespérément au sol, tous les muscles bandés, le mufle baveux.

Mais si le chariot se déplaça sensiblement, ce fut pour s’enfoncer encore un peu plus dans la fange. Déjà, il s’était embourbé jusqu’a la hauteur du moyeu.
Colin commençait à s’énerver. Voyant que les bonnes paroles ne produisaient aucun effet, il saisit son aiguillon et en excita vivement ses bœufs. Sous la menace ceux-ci tentèrent un ultime effort. Tout leur corps était en sueur et l’écume leur sortait des nasaux. Le chariot s’ébranla péniblement et se déplaça d’un mètre environ.
Mais Colin s’impatientait :

-         Fainéants § Pendards ! Gueux ! hurlait-il à ses bœufs, épuisant ainsi tout le vocabulaire d’injures qui lui fût permis.

Mais ce fut peine perdue.

L’attelage exténué ne pouvait sortir de l’ornière, qui semblait se creuser sous lui.
Hors de lui, Colin s’agitait, piquant ses bêtes sans le moindre ménagement.
Et alors… le juron fatal, qui lui brûlait les lèvres depuis cinq minutes, éclata soudain, comme un coup de tonnerre !...
Aussitôt, le merveilleux chariot s’évanouit brusquement.
On entendit encore le ricanement des méchants lutins, heureux d’avoir fait une nouvelle victime.

Nul ne sut, après cet événement, ce qu'tait devenu Colin. On ne le revit plus dans son village. Peut-être a-t-il disparu, lui aussi, emporté par le tourbillon du chariot merveilleux.


  


Contes et légendes de Lorraine - Le ménétrier de Sanry
C’était le jour de la fête patronale à Pange. La jeunesse du village avait organisé le bal traditionnel et invité l’unique musicien des environs, le Fifi de la Gogotte, un brave garçon de Sanry-sur-Nied, qui raclait passablement le violon.
De bon matin, le Fifi parti donc, son violon sous le bras, tout content de faire admirer son talent, et aussi avec l’espoir de rapporter à la maison un peu d’argent pour sa mère.
La fête dura deux jours et le Fifi joua presque sans s’arrêter : danses, contredanses, bourrées, menuets, branles du Barrois et rondes messines se succédaient dans un rythme endiablé. Jamais les jeunes gens de Pange ne s’étaient aussi follement divertis.
Le lundi soir, vers minuit, les poches bourrées de pièces de monnaie, le Fifi s’en retourna à Sanry Mais la route était longue, et la nuit noire comme de l’encre. Alors, pour chasser l’ennui de sa promenade solitaire, le Fifi prit son violon, l’accorda et commença à jouer un de ses airs préférés. Les notes s’envolaient dans la nuit, comme les derniers échos d’une fête brillante.
Soudain, au détour d’un pré, il aperçut devant lui un superbe château. Les  fenêtres étaient brillamment illuminées et l’on entendait la rumeur assourdis de conversations joyeuses. Le Fifi connaissait bien son chemin ; ce n’était pas la première fois qu’il revenait de Pange à cette heure. Pourtant, il n’avait encore jamais remarqué de château à cet endroit. Il se frotta les yeux pour voir s’il n’était pas le jouet d’un mirage. Il s’arrêta, et l’air qu’il jouait expira sur une notre inachevée. Il ne revenait pas de son étonnement.

     Pour comble de surprise, il s’entendit tout à coup appeler par son nom :

-         Hé Fifi ! Fifi !

Il se retourna, et vit une belle dame, vêtue d’habits somptueux, qui s’avançait vers lui.

-         Tous les compliments, Fifi, lui dit-elle. Tu es un excellent violoneux. Tu vas venir avec moi au château que tu vois là-bas, et tu feras danser toute la joyeuse compagnie. Et puis, si tu acceptes de faire tout ce qu’on te demandera, tu seras très riche, très riche…

Le Fifi n’hésita pas une seconde. Tout ce qu’il désirait, c’était gagner beaucoup d’argent et il aimait bien jouer du violon. Il suivit donc la belle inconnue et, chemin faisant, il échafaudait déjà des projets magnifiques.

En arrivant au château, le Fifi fut véritablement émerveillé. Il y avait là des dames plus jolies les unes que les autres. Les messieurs étaient en habit de cérémonie. Quant aux salles, elles offraient un déploiement de richesses inouï : marbres et pierreries se mêlaient aux ors et aux boiseries rares.
L’arrivée du musicien fut accueillie par des transports de joie, car, malgré tout ce luxe, on devait un peu s’ennuyer dans ce château.
Sans se faire prier, Fifi attaqua la première danse. Aussitôt, ce fut un tourbillon échevelé. Flatté de jouer pour un si beau monde, et non pour des campagnards lourdauds et maladroits, le Fifi s’appliquait donnant le meilleur de son talent, et son violon sonnait vraiment d’un éclat inaccoutumé. Danseurs et danseuses tournoyaient frénétiquement, semblent grisés par la magie de la musique.
Mais brusquement, tous les groupes s’arrêtèrent Le musicien lui-même ne put achever sa phrase. Un homme était entré, suivi d’un page, tout vêtu de rouge et qui portait un gros livre ouvert. Traversant les groupes figés dans un silence impressionnant, cet homme s’avança vers le Fifi.
-    J’apprécie beaucoup ton art et je veux te récompenser, lui dit-il. Tu vois ce château et toutes les richesses qu’il renferme. Si tu acceptes mes conditions, tout cela t’appartiendra.

Le Fifi était au comble de la surprise. Sans hésiter il répondit :

-         Je veux bien. Dites-moi quelles sont vos conditions.

-         Il faut d’abord, reprit l’homme que tu t’engages à renoncer à Dieu et à l’Eglise. Ensuite, il faut que tu maudisses Jésus-Christ, sa mère et tous les saints.

Le Fifi n’avait pas une foi bien solide. Il ne put résister à la tentation d’être riche et, sans réfléchir davantage, promit tout ce qu’on voulut.

-         C’est bien, poursuivit l’homme, mais il faut maintenant que tu signes ce registre. Prends une goutte de ton propre sang.

Le Fifi obéit. Avec une aiguille, il se fit une légère blessure au bras gauche. Un mince filet de sang s’en écoula. Il y trempa une plume que lui tendit le page et… comme il ne savait pas écrire, traça sur la feuille blanche une grande croix.

Au même moment, l’homme, ou plutôt le Diable, car c’était lui en personne, voyant ce signe insupportable, s’enfuit en hurlant d’horribles blasphèmes, et tout le monde disparut avec lui, dans un épouvantable fracas.
Alors, le Fifi mort de frayeur, se vit perché sur l’un des hauts peupliers qui se dressaient le long du chemin de Sanry.

Tout penaud, il descendit de l'arbre et rentra se coucher, jurant de ne plus jamais de laisser tenter par les richesses.



 
 


Contes et légendes de Lorraine - Le Houeran
Le Houeran, monstre imaginaire dont le nom, emprunté au patois, signifie crieur, hantait le sud des Hautes-Vosges. Il se tenait de préférence sur le Haut-du-Roc, montagne dénudée qui domine le bassin de la Moselotte, ou sur les rochers d'Urbain-Roche, au-dessus de Rochesson. Quelquefois, on l'entendait au Saint-Mont, ou en face, près de Dommartin, sur le mont qui s'élève entre la vallée de la Moselle et celle de la Moselotte, non loin du confluent des deux rivières. Il fréquentait aussi le val de Cleurie, et allait même jusqu'à Tendon. Il affectionnait les hauteurs, d'où il pouvait voir, de son œil perçant, ce qui se passait dans les montagnes et les vallées des environs, et contrôlait ainsi le territoire d'une vingtaine de communes.
Ses cris stridents: «Houe! hou hou hou! houe! hou hou hou houe ! » effrayaient surtout les ouvriers de la foret, et plus spécialement les voleurs de bois. Ces derniers opéraient généralement de nuit. Sitôt arrivés sur les lieux, ils allumaient un grand feu dans une clairière, et se mettaient à abattre les arbres de leur choix. Il n'était pas rare, alors, que le Houeran, guidé par la lueur du brasier, ne surgît dans la «coupe » en poussant ses cris lugubres.
Ceux qui l'ont vu le décrivaient ainsi: « D'une taille de géant, la barbe longue et hirsute, les yeux flamboyants, les jambes sèches et torses comme celles d'un bouc, il portait un large chapeau noir à bords rabattus, et son postérieur était une tête de bouc dont les deux cornes lui servaient pour s'asseoir près du feu. Il prenait dans ses mains des tisons ardents, sans se brûler». A son approche, les délinquants s'enfuyaient à toutes jambes, car ils craignaient moins les gardes des forêts qu'ils ne redoutaient le Houeran, fantastique, cousin du diable, des sorciers, des chasseurs maudits et autres mauvaises engeances.
Ce monstre, dont il semble que le rôle consistait uniquement à épouvanter les chapardeurs de bois, était sans doute l'ingénieux travestissement de quelque gardien de la forêt ayant compris que la peur d'un être horrible et mystérieux serait plus forte que celle du «gendarme», pour protéger les bois des nombreuses déprédations qui s'y commettaient. Les cris effrayants provenaient tantôt des grands-ducs et autres oiseaux nocturnes, tantôt du garde lui-même, expert dans l'art d'imiter la voix de ces volatiles.




Contes et légendes de Lorraine - Le renard de Morlange
L’histoire se passe en Lorraine au XIVème siècle.
Jean de Billy, dit «Renaud», comte de Morlange, est un seigneur orgueilleux et cruel.
Il maltraite ses serfs et il est craint de tous ses chevaliers avec qui il aime chasser.
Il déteste aussi le seigneur voisin  : Robert De Florange, plus jeune que lui et qu’il soupçonne de courtiser sa femme.
Alors qu’il se promène seul dans ses bois, Renaud de Morlange est furieux d’y découvrir un ermite.
L’ermite demande à Renaud de Morlange de faire pénitence et de se repentir de toute sa méchanceté.
Le seigneur ne veut rien entendre et maltraite le vieil homme.
C’est alors que l’ermite lance une malédiction sur Renaud De Morlange :
«  Désormais, chaque mois, à la nouvelle lune, tu vivras une nuit sous la forme d’un renard, tout en gardant ton esprit humain. Et cela, jusqu’à ce que tu aies fait pénitence ! »
Et disparaît en se transformant en pierre.

Le seigneur est obsédé par les paroles de l’ermite même s’il ne veut pas y croire. Le soir il organise une grande fête au château. Mais malgré le monde et le bruit, il ne peut oublier. La tête lui tourne et il part en pleine nuit dans la forêt, comme attiré vers la source de la Lenderre.
Il y plonge et ressort transformé en goupil.
Toute la nuit il parcourt la forêt mal habitué à son nouveau corps d’animal, découvrant un monde étrange et effrayant. Au matin, il retrouve son corps d’homme plutôt content en fin de compte de cette expérience

Un mois plus tard, Renaud-renard se rend à nouveau à la source bien décidé à améliorer sa transformation, débarrassé de la crainte de la première fois. Il apprend les lois de la forêt et des bêtes mais découvre aussi que ses paysans braconnent sur ses terres. Redevenu homme et furieux de sa découverte il abat sa colère sur le village.
Ainsi à chaque lune, Renaud devient renard. Il prend goût à ses transformations qui lui donnent encore plus de pouvoir, mais bientôt sa femme, la comtesse Mathilde se doute de quelque chose.
Inquiète, la comtesse Mathilde décide donc à la cinquième lune de suivre son mari. Arrivée près de la source, elle voit donc son mari plonger dans les eaux et en ressortir transformé en goupil. D’abord effrayée, elle décide ensuite de se venger de son cruel mari et s’enfuit en emportant ses habits.
A l’aurore, le seigneur de retour à la source ne trouve plus ses vêtements et flairant l’odeur de sa femme, comprend qu’elle l’a trahi.
Privé de ses habits, il est condamné a errer changé en renard, il tente de regagner le château mais se fait repousser par les flèches des soldats, tentant de se réfugier à l’église, ce sont les moines qui le chassent, désespéré il part à la recherche de l’ermite, le seul à pouvoir lever la malédiction mais ne trouve que sa statue.
Inquiète, la comtesse Mathilde décide donc à la cinquième lune de suivre son mari. Arrivée près de la source, elle voit donc son mari plonger dans les eaux et en ressortir transformé en goupil. D’abord effrayée, elle décide ensuite de se venger de son cruel mari et s’enfuit en emportant ses habits.
A l’aurore, le seigneur de retour à la source ne trouve plus ses vêtements et flairant l’odeur de sa femme, comprend qu’elle l’a trahi.
Affamé, il doit maintenant survivre dans la forêt et échapper à tous ses dangers. C’est alors qu’il rencontre une renarde qui devient sa compagne et avec qui il décide d’être bon pour racheter la méchanceté dont il a fait preuve avec sa femme. Cependant, un renard bien plus puissant que lui, décide de lui prendre la femelle et les terres sur lesquelles il s’est installé. Malgré un courageux combat, Renaud-renard est obligé de céder et s’enfuit, se retrouvant seul à nouveau, comprenant que la malédiction n’est pas près de se lever.

Renaud-Renard se retrouve seul. Exclu de la vie des hommes, les animaux ne lui font pas bon accueil et il erre à travers bois. Maladroit il n’arrive pas à chasser et dépérit chaque jour un peu plus. Trop de souffrances l’accablant, il décide de se laisser mourir. Il repense alors à sa vie d’homme et regrette tout le mal qu’il a fait comprenant la cruauté dont il a fait preuve et se repent de tant de méchanceté. Soudain une harde de jeunes renards, eux aussi des goupils rejetés de terre en terre, surgit. D’abord effrayé, il décide ensuite de se joindre à eux et très vite grâce à son intelligence il parvient à devenir leur chef. Plus tard aux portes du village attirée par les odeurs d’un festin, la horde de renards est prête à attaquer.
Renaud-Renard lui, se rappelle sa vie passée et à nouveau demande pardon pour sa cruauté. Un autre renard, voyant sa faiblesse prend le commandement de la troupe mais c’est alors que retentissent le son d’un cor et les aboiements de chiens de chasse.
Le duc de Lorraine dirigeant une meute de chiens se met à la poursuite de la horde de renards. Très vite Renaud-Renard se retrouve seul avec à ses trousses la meute de chiens enragés. Une terrible poursuite à travers la campagne puis la forêt s’engage. Renaud donne toutes ses forces mais bientôt, le voilà pris au piège, encerclé par les chiens et face au Duc prêt à le transpercer de sa lance. Dans un dernier effort, Renaud-Renard se relève alors pour affronter son adversaire et mourir dignement.

 
  


Contes et légendes de Lorraine - Les armes de Lorraine
Elles sont constituées d’un écusson jaune, coupé en diagonale par une bande rouge, sur laquelle sont représentés trois oisillons, les ailes étendues, sans bec ni pattes. C’est ainsi que l’on traduit le langage héraldique : « écusson d’or à la bande de gueules chargées de trois alérions d’argent ».
Le blason de la ville de Nancy est coupé horizontalement dans son milieu. Dans la partie supérieure, figurent les armes de Lorraine Dans la partie inférieure, couleur d’argent, s’épanouit un gros chardon « aux feuilles piquantes et à la fleur purpurine ». Le tout porte cette devise altière :
« Nec inultus premor », c’est-à-dire, en traduction très libre : « qui s’y frotte, s’y pique ».
Les trois alérions ne figuraient pas sur la bande rouge.
Voici en quelle circonstance légendaire, ces trois oiseaux prirent place sur le blason de notre province :
Stanislas, le bon duc, s’employait activement depuis son arrivée en Lorraine à l’embellissement de sa chère ville de Nancy. Déjà, les grilles d’or de Jean Lamour, les fontaines de Vénus et de Neptune ornaient la Place Royale, ainsi appelée en l’honneur de Louis XV D »déjà, les portes monumentales de la cité étaient achevées, car Stanislas, pour se consoler des malheurs de sa Pologne, avait décidé de faire de Nancy une ville superbe, digne de lui.
Mais il s’aperçut un jour que l’écusson de Nancy ne figurait pas sur la cathédrale. Il résolut de combler immédiatement cette lacune et de faire appel au talent du plus habile peintre lorrain.
Le chez d’œuvre était presque terminé. Le chardon se détachait nettement, vert tendre sur fond blanc et de loin on aurait pu le croire réel, tant il était reproduit avec art. Il en restait plus qu’une dernière couche de peinture à donner pour parachever l’ouvrage, et, comme Stanislas était très méticuleux, il surveillait lui-même l’exécution de ce travail.
Or, on était en hiver et le peintre devait souvent interrompre sa besogne, car le froid rendait ses doigts gourds. Il descendait alors de son échelle et le duc s’entretenait familièrement avec lui, commentant l’œuvre au milieu d’une foule de curieux et de badauds.
Un rouge-gorge sui habitait le quartier de la cathédrale bâtit vivement des ailes autour du bel écusson, poussant de petits cris joyeux en admirant le superbe chardon, mais comme il n’avait pas faim, il jugea inutile d’aller voir de près s’il n’y avait pas quelque graine à becqueter.
Pendant qu’il voletait au-dessus du jardin public de Nancy la pépinière, il aperçut grelottant sous la branche enneigée d’un buisson, trois chardonnerets qui mourraient de faim et de froid.
Dans un élan de générosité il pensa au superbe chardon et leur indiqua l’endroit.
Alors les trois chardonnerets avec espoir se rendirent au lieu indiqué, ils aperçurent le superbe chardon.
Fous de joie, ils se précipitèrent, mais comme ils s’étaient un peu trop pressés et qu’ils avaient mal calculé leur élan, ils vinrent se heurter brutalement contre la bande rouge de l’écusson, encore toute fraîche.
Hélas ! Leurs plumes délicates s’engluèrent dans la peinture et les trois pauvres bestioles, n’ayant plus assez de force pour se dégager, restèrent collées contre l’écusson.
Sur le parvis de la cathédrale, le bon duc Stanislas assistait, surpris et émerveillé, à l’événement. Il donna aussitôt à son peintre l’ordre d’aller détacher les trois oiseaux prisonniers et décida que, pour garder le souvenir de cet étrange incident, els trois oiseaux seraient désormais représentés sur le blason de Lorraine.
Enfin, c’est grâce à cet événement que le chardonneret est devenu l’oiseau national de la Lorraine.

 


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PostPosted: Fri 10 Jul - 08:29 (2009)    Post subject: contes et légendes Reply with quote

vin diou ! j'va lire tout ça mercredi  ! lol faut que je fasse mes valises pour ce long WE !
Bisouille !


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Theo_caramel
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PostPosted: Fri 10 Jul - 10:21 (2009)    Post subject: contes et légendes Reply with quote

kisssssssssssssssss ma tite Fée ....prends soin de toi et bon grand vikende.

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cent.dix
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PostPosted: Fri 10 Jul - 20:23 (2009)    Post subject: contes et légendes Reply with quote

Excellent Ma Reine...superbe celui du berger... Ange

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Violette
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PostPosted: Fri 10 Jul - 23:06 (2009)    Post subject: contes et légendes Reply with quote

j'ai pas tout lu mais j'y reviendrai car j'adore les légendes, merci Théo

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Violette
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PostPosted: Sat 26 Oct - 13:07 (2013)    Post subject: contes et légendes Reply with quote

 La légende du Colibri
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !"
Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."


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Téhodoric


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PostPosted: Sat 26 Oct - 15:00 (2013)    Post subject: contes et légendes Reply with quote

magnifique de substance ces contes, j y reviendrai avec bonheur!
_______________
Chaque instant d'Amour est une parcelle d'éternité.Tout le reste n'est que sable entre les doigts...


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